Soins de santé

Dès que vous avez obtenu la résidence temporaire ou permanente, vous devez cotiser au système de sécurité sociale (seguro). Il est également possible de cotiser lorsqu'on n'est pas encore résident, mais il faut être résident pour avoir les soins de santé gratuits dans le public. En attendant, il est donc préférable d'avoir une assurance privée, ou du moins de faire un check-up avant de partir, sachant qu'il faut attendre au moins un an entre l'entrée d'une demande de résidence et la décision de la migración.

Pour une personne salariée, c'est l'employeur qui paie un pourcentage du salaire brut. Pour les autres, chacun cotise ce qu'il veut au-dessus d'un seuil minimum. Quand on ne cotise plus pendant plusieurs mois, on perd ses droits et il faut ensuite payer tous les mois manquants pour les récupérer.

Le seguro donne droit aux soins de santé gratuits dans les cliniques publiques pour toute la famille (sans système de remboursement, simplement vous vous présentez et ne payez rien) et sert en même temps d'épargne-pension. A partir de 65 ans, il ne faut plus cotiser et on reçoit une pension calculée sur base des cotisations versées avant 65 ans. Le seguro agit aussi sur la prévention des problèmes de santé et prend en charge des salles de sport libres d'accès pour ceux en ordre de cotisation, des cours de sport donnés par des bénévoles (je donne moi-même cours de yoga), et des séances de sensibilisation à l'alimentation, l'hygiène de vie, l'activité physique, etc. Il n'est pas rare d'avoir une personne du ministère de la santé qui fait le tour de toutes les maisons, pour contrôler la propreté des jardins (pas d'eau stagnante pour la dengue), pour éradiquer les insectes, ou encore pour vérifier que tout le monde est en ordre dans ses vaccins !

Il existe des assurances privées, à l'INS notamment, qui permettent de couvrir les consultations dans un réseau privé. C'est parfois nécessaire : pour certains soins l'attente est de plusieurs mois voire de plusieurs années dans le public. Cependant, la plupart des ticos n'ont pas ces assurances assez onéreuses et paient alors eux-mêmes les consultations dans le système privé ou chez un médecin indépendant.