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Sécurité

publié le 5 janv. 2014 à 07:00 par Julie Decoene   [ mis à jour : 9 févr. 2014 à 06:00 ]
Bonne année 2014 à tout le monde ! 

Un sujet sérieux pour commencer l'année... La sécurité. Mais pourquoi ? Oui, pourquoi ? Et bien, parce que mon papa vient dans une semaine déjà et qu'il a l'air un peu stressé quand même. La bonne nouvelle, c'est qu'on va voir du pays, donc le prochain sujet sera plutôt orienté tourisme.

Au Costa Rica, comme dans toute l'Amérique centrale, la sécurité est une préoccupation première. Mais les sources de violence sont totalement différentes de ce qu'on peut connaitre en Europe. Les principales sources de violence sont les vols et les trafics de drogue. Et souvent ici vous entendrez les ticos dire qu'un voleur est capable de tuer pour "un rojo" (un billet rouge de 1000 colones, soit 2 dollars), et un trafiquant de drogue pour n'importe quelle raison - si sa copine le trompe, il fera tuer sa copine et le type avec qui elle l'a trompé. Ca vous met un peu dans l'ambiance.

Mais n'ayez crainte. Je dois dire qu'en un an passé ici, je me sens plus en sécurité qu'à Bruxelles. Parce que je vis dans une petite ville où maintenant je commence à connaitre tout le monde, mais pas seulement.

Les endroits réputés comme dangereux, comme San José, Puntarenas, ou bien la côte caraïbe font tellement mauvaise presse de la part des ticos, que quand on s'y rend on se prépare de façon presque automatique : pas de signes extérieurs de richesse, peu d'argent liquide sur soi... Et ben oui, c'est plus difficile de se faire voler s'il n'y a rien à voler. Car la règle, c'est de toujours se laisser faire et de n'avoir pas grand chose à voler sur soi. J'avais déjà cette habitude à Bruxelles, ce qui ne servait pas à grand chose car à Bruxelles, on se fait plutôt suivre, insulter et cambrioler... Quand je vous dis que je me sens plus en sécurité ici, ce n'est pas une blague !

Il n'y a pas seulement des endroits, mais aussi des dates plus critiques, jours durant lesquels il faut faire plus attention. Presque tout se fait en argent liquide (il y a toujours une réduction si on paie en liquide plutôt que par carte), et donc quand les salaires tombent deux fois par mois et que beaucoup le retirent intégralement en liquide, c'est le moment idéal pour les voleurs. Le pic, c'est début décembre quand les ticos recoivent leur "aguinaldo", qui correspond à notre 13e mois, juste au moment des courses de Noël. De nouveau, ça ne veut pas dire qu'il faut complètement se cloitrer à ces dates-là pour survivre, mais simplement qu'il faut faire un peu plus attention quand on sort. Ne pas aller seul dans une petite rue à l'écart ou sortir en pleine nuit, par exemple. Le phénomène des vols à certaines dates est quelque chose de connu de la police, et donc ils font également plus attention à ça.

Pour les voleurs, le touriste est synonyme d'argent donc il faut faire encore plus attention. Si vous voyagez en voiture de location, ne rien y laisser en évidence. Si vous voyagez en bus ou en taxi, évitez l'auto-stop. J'ai déjà entendu plusieurs fois et dans des parties différentes du pays, que c'était vraiment une technique utilisée pour dépouiller quelqu'un, et d'ailleurs pas seulement les touristes car toutes les histoires que j'ai entendues sont arrivées à des ticos. Donc, ne jamais monter en voiture avec un inconnu.

En résumé, c'est du bon sens, quelques règles simples à appliquer, et vous ne devriez pas avoir de problème. Comme dit en début d'article, on se sent plus en sécurité qu'à Bruxelles, ou encore à Charleroi ou Marseille (spéciale dédicace).

A bientôt !