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Playa San Miguel

publié le 5 juin 2014 à 05:07 par Julie Decoene   [ mis à jour : 5 juin 2014 à 05:11 ]
Il y a presque deux semaines, nous roulions vers Playa San Miguel. C'est l'une des plages de la côte Pacifique les plus proches de chez nous, juste après sa voisine Playa Coyote, où se trouve le village de San Francisco de Coyote et à peu près l'ensemble des commerces et activités dans ce coin-là (c'est-à-dire pas grand chose, il faut le reconnaitre).

Après un peu plus d'une heure de route pour faire 50 kilomètres, nous voilà à l'hotêl Laguna Mar, principal hôtel encore en activité à San Miguel, situé à un petit kilomètre de la plage. Malgré le calme ambiant, Cécile, sa propriétaire, nous assure que l'hôtel continue d'afficher complet en saison creuse. La région est en effet un incontournable pour les quelques touristes, étrangers ou ticos, désireux de découvrir le "vrai" Costa Rica, loin des routes asphaltées. 

Playa San Miguel, en résumé, c'est une plage abandonnée. Dans un cadre verdoyant, elle est bordée de palmiers et de grands terrains carrés, à peu près équitablement répartis entre terrains en friche et villas luxueuses. Mais il n'y a pas un chat. La petite supérette qui se trouvait à l'entrée est en démolition. L'hôtel en bord de plage où nous étions allés il y a deux ans sur cette même plage, lors de mes 3e vacances au Costa Rica, est maintenant fermé car il a été endommagé par le tremblement de terre de septembre 2012. Nous avons devant nous des kilomètres de plage de rêve pour nous seuls. Plage de rêve avant tout pour les surfeurs et pour les gens comme moi qui adorent les énormes vagues qui passent au-dessus de la tête.



De retour à l'hôtel pour manger avant de rentrer, on découvre avec plaisir que la chti, en un an à peine, a déjà fait rayonner son aura du Nord dans le village : le bar de l'hôtel semble être le point chaud de ce village fantôme sous le soleil. On est samedi midi. Des gringos du coin sont venus prendre l'apéro. Ensuite, ce sont trois ticos qui viennent s'installer au bar pour savourer l'un des plats raffinés proposés à la carte, en regardant le foot espagnol diffusé à l'écran au-dessus du bar.

Cécile nous décrit avec bonheur sa nouvelle vie dans le coin (qu'elle partage avec de très fréquents retours en France), la bonne ambiance qui règne dans le village entre les ticos et les expatriés (toujours relativement plus nombreux près des plages), et les opportunités qu'elle imagine pour développer la zone tout en conservant son caractère authentique. Elle nous voit déjà venir vivre tout près. S'installer définitivement à la plage nous semble à des années-lumière, mais par contre, pourquoi pas y construire une petite maison de vacances ?

Pura vida